Samedi 15 août 2009
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Nicolas de Staël...
&
la Nouvelle vague.
Echoes.
Leos Carax, also. A tribute to Godard & Stael. Mauvais sang.
Pierrot le Fou.
"Devenir Immortel, et puis, mourir".
A bout de souffle.
Nicolas de Stael a sauté par la fenêtre de son atelier, le 16 mars 1955.
Même le noir est lumière.
Black & light.
Les lettres de Staël à René Char.
Ou, en 1955, ces mots à Douglas Cooper, collectionneur :
« Ce qui est important dans ce que vous dites, c'est que vous donnez un aspect de votre avis, alors que la
peinture, la vraie, tend toujours à tous les aspects, c'est à dire à l'impossible addition de l'instant présent, du passé et de l'avenir.
Les raisons pour lesquelles on aime ou l'on n'aime pas ma peinture m'importent peu parce que je fais quelque
chose qui ne s'épluche pas, qui ne se démonte pas, qui vaut par ses accidents que l'on accepte ou pas.
On fonctionne comme on peut. Et moi j'ai besoin pour me renouveler, pour me développer, de fonctionner toujours
différemment d'une chose à l'autre, sans esthétique à priori(...)
Le contact avec la toile je le perds à chaque instant et le retrouve et le perds...
Il le faut bien parce que je crois à l'accident, je ne peux avancer que d'accident en accident, dés que je sens
une logique trop logique cela m'énerve et vais naturellement à l'illogisme.
Tout cela bien sûr n'est pas facile à dire, n'est pas facile à voir, il n'y a pas de vocabulaire et, si vous
voulez, le système métrique de cela restera à inventer lorsque j'aurai fini de peindre . »
Antibes, janvier 1955
Accidents. Spirales...
Godard &
Staël. Evidemment.
Le ballet. L'orchestre.
Et puis le concert. Inachevé. 1955.
Un atelier, une fenêtre. La lumière, et puis le noir.
Tout est si vivant...
Qui est vivant ? Qui est mort ? Pour combien de temps ?
Who is alive ? Who is dead ? For how long ?
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Par ANNE DENIAU aka ANN RAY
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Publié dans : Illuminations
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