Il y a les premiers instants, et puis il y a les instants uniques.
Les premiers s'évanouissent parfois, les seconds demeurent intemporels.
Les premiers racontent des histoires, les seconds racontent l'histoire.
Faire un geste, c'est comme faire un signe. Il ne saurait y avoir de déviance, d'hésitation, ou de trivialité.
Faire un geste c'est renouer avec l'essence, faire un geste participe de la sincérité, de la volonté et de l'humanisme de celui qui le fait.
La beauté du geste est multiple, elle embrasse la beauté de certains gestes :
Le geste de l'homme qui danse, d'abord. Un art en soi.
Le geste qui consacre le talent, ensuite. Tout un art.
Le geste qui remercie, enfin. Un art discret.
Reverentia.
Stéphane Bullion, Danseur Etoile.
2 juin 2010, Palais Garnier.
Intus et in cute
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