Partager l'article ! B comme Black Dress: Toujours adoré cette robe... On dirait qu'elle est déchirée, à peine, abîmée. Et pourtant, quelle merveille : soie ...
Toujours adoré cette robe... On dirait qu'elle est déchirée, à peine, abîmée. Et pourtant, quelle merveille : soie, dentelle noire, corset, laçage & transparence. Préférer ce qui est abîmé, surtout quand c'est voulu, et sincère. Une robe déchirante, une robe de Traviata, la "tordue", la femme penchée. Je ne sais pas pourquoi j'avais fait ce geste, une plaisanterie il me semble, je crois que je riais. 2005 ? 2006 ? ... Non, je viens de regarder : 2002, cette photo date de 2002... Le défilé à la Conciergerie, avec les loups. En mars 2010, on devait retourner à la Conciergerie. J'ai porté cette robe une seule fois, pour la Traviata, à Garnier, en 2007. Une Traviata très critiquée, que j'avais adorée. Cette image a toujours eu 3 titres : "The black dress", "Photographer as a woman", & "At home".
Aujourd'hui je ne supporte plus de porter du noir. Pas de chance, il y a du noir plein mes tiroirs. J'imagine qu'il est bon de laisser fermés certains tiroirs. Je les ouvrirai un peu plus tard.
Je n'ai envie que de blanc. Pas un blanc simple, non, un blanc ivoire... y voir... ? Un "blanc cassé", comme ils disent. Broken white. That's me. J'ai acheté des robes blanches. Je trouve cette phrase jolie à écrire : j'ai acheté des robes blanches. & d'ya know what ? Je ne peux pas les porter : il fait trop froid. Quelle ironie... ;-)
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@Cha : Très juste, comme toujours. En blanc on se dévoile, je trouve. Comme une affirmation, une évidence posée là. Une affirmation d'existence, peut-être, comme si on disait : "voilà." Plus floue, mais plus exposée... Sous sa rigueur apparente, ses traits précis, le noir dissimule ou protège, oui. On peut s'y perdre.