Published by ANNE DENIAU aka ANN RAY

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F comme Florilège.

Un bien trop joli mot pour ce que je vais décrire...

Plus précisément, hélas, shame on me, mea culpa : F like Facebook.

 

Je ne sais toujours pas ce que je Fabrique là-bas. Fabriquais. Là-bas, sur ces pages virtuelles à l’image du monde : un lieu où coexistent le meilleur et le pire. En abondance. Surabondance, de tout. Parce que Finalement, celles et ceux à qui je parle réellement sur Facebook sont des amis dans la vraie vie. Alors à quoi bon ? Franchement, mystères... Un amusement, parFois, sans doute, quelques jolis clins d'oeil, aussi, trop rares, et l'illusion de partager, oFFrir ou jeter comme des bouteilles à la mer des mots et des images dans l'indiFFérence générale. Il y a trop de bouteilles et pas assez de mer sur Facebook. Un leurre. EtouFFant. Décider d'une date de Fin, y penser, en Filigrane... Lorsqu’une décision est quasiment prise, elle demeure, en stand-by, at the back of my mind. Je laisse Faire, naturellement, les choses. Les déclics se produiront au bon moment, voilà tout. Une corde qui casse après l'autre, et puis, plus rien. Facile.

 

Les déclics. One, two, three...

 

1. Une connivence. Un délire savoureux avec une amie réelle. Ce fut exquis. Fragments surréalistes éparpillés.  Il était question de milieux hostiles, d’imperméables et de magnétophones. Folie Furieuse, Furieusement drôle. Ah oui, Forcément, puisqu'il y avait challenge, je terminais par un encouragement pour cette amie : (You gonna make it.) (Of course you will) (With style) (xoxo). Oui mais. Quand ce fut Fini, j’ai réalisé que nous aurions plaisanté de la même façon, non, un peu ou beaucoup mieux, en réalité, de vive voix. L'une en Face de l'autre. Soupir. 


Step 1. Fact : Je crois que Facebook me Fatigue…

 

2. La vulgarité. Elle me laisse toujours songeuse, mais encore plus chez les femmes. Sans doute parce qu’une femme qui pense vulgairement, c’est eFFrayant. Une femme qui parle vulgairement, c’est aFFligeant. Et une femme qui écrit vulgairement, reste à savoir si c’est encore vraiment une Femme ? J’ai lu ainsi, en guise d’exhortation, ces mots écrits par une femme : « Défonce tout, ma poule… » (sic). No comment. Faire Fi de tels mots, oui mais. C'est là tout le vice de Facebook. On regarde ce qu'on préfèrerait ne pas voir. Les mots d'inconnu(e)s qui vous tombent sous les yeux. Le meilleur et le pire.  Fil d'actualité, ils appellent ça. Ou Fil de discussion. Actualité. Discussion. Hm. Hmm.


Step 2. Fact : Je crois que là, ça suFFit…

 

3. Un trait d’humour. Facebook, ou le domaine des contre-sens et des malentendus. Ainsi quand j’écrivais récemment « je me recentre », je souriais, parce que ça ressemblait à une plaisanterie, ce serait pris pour une plaisanterie, pourtant c’était l’une des choses les plus sérieuses que j’ai écrites. Peu importe, puisque tout le monde s'en Fiche. Cocteau l'a dit Fort justement : "Tout a été dit, mais personne n'écoute". Pauvre Cocteau, même lui a une page Facebook... Fatalement. Anyway. J’ai écrit çà : « Je me recentre », i.e. : Pas de temps à perdre. L’essentiel. Les êtres essentiels, aussi.

Et ça a donné lieu à cette réponse sublime de G., ami de longue date, dans la vraie vie donc, qui a écrit ces mots parfaits : « Tente de te centrer First then tu pourras te recentrer mais seulement si tu t'es décentrée voire excentrée et ensuite tu te centres en laissant les crétins où ils sont, à savoir : partout. » J’ai bien ri. Et ce fut d’un eFFet salvateur.


Step 3 : Dont acte. EnFin !

 

 

 

 

Sur Facebook il n’y a pas d’états d’âme, il n’y a que des statuts.

Celui que j’ai écrit il y a quelques jours me ravit : "oFF".

F, comme Fin.

F, like Finished.

F, comme F*** oFF, puisque, décidément, je n’arriverai jamais à écrire en toutes lettres la moindre grossièreté.

 

Stupide je suis, et stupide je demeure, mon alphabet commencera toujours comme ça : A comme Albatros. Parce que B comme Baudelaire, décidément.

 

 

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