Published by ANNE DENIAU aka ANN RAY

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Déambulations. Je regarde cette image. Calme, tellement calme. Une maison à Paris, une maison particulière où réside une artiste qui vit avec des chats et sculpte des oiseaux. Dans l'atelier, 3 oiseaux blancs prenaient leur envol, trois points de suspension. Fenêtre avec vue. Room with a view. Une forêt de bambou, Japanese tracks.

Une maison habitée, qui a appartenu à Gaëtan Gatian de Clérambault, psychiatre et photographe. Vaste programme... Clérambault vouait une passion aux étoffes, se passionnait pour les draperies et enseignait l'étude du drapé à l'école des Beaux-Arts. Clérambault, atteint d'une maladie des yeux, s'est suicidé face à un miroir. Making sense.



Divagations sur le sens, la sensation et les sentiments mêlés. Sensations contradictoires... Faire coïncider l'ombre et la lumière. Calmement, à l'intérieur.

Où il est question d'abat-jour (d'abattre le jour ?), de tournesols et de lumière.

Stop making sense, forcément. Talking heads. Naïve Melody. Dans ce film "Stop making sense", David Byrne chantait cette mélopée délicate et intime en dansant, à la fin, avec un lampadaire. Il le poussait, à peine, le lampadaire vacillait puis basculait de l'autre côté, Byrne courait le rattrapper, et ainsi de suite... Un enchantement visuel et sonore, une oscillation humaine et lumineuse, une merveille, Byrne et la lumière réunis. Inouï.


Se concentrer sur la lumière. Se tourner vers. Se tenir face à la lumière, et ne plus avoir peur.

 


Les mots parfaits.

Pasolini : "J'ai renoncé à approfondir bien des connaissances, de crainte d'être détourné."

David Byrne  : "Face with a view".

Nicolas de Staël : "Toute ma vie, j'ai eu besoin de penser peinture, de voir des tableaux, de faire de la peinture pour m'aider à vivre, pour me libérer de mes impressions, de toutes les sensations, de toutes les inquiétudes auxquelles je n'ai trouvé d'autre issue que la peinture. "

 


On m'a traitée d'ingénue. Tendrement.  Je pensais à naïve. Je me sens comme un point de suspension. Un seul point de suspension... Je connais les deux autres, alliés indéfectibles. Elle commence ses phrases par "Dearest Anne" ou "Anne, Darling". Il commence par "Ma Chère Anne". Ils terminent respectivement par "Je t'embrasse, fort" et "Je vous embrasse...". Ils sont tous deux hors du temps, ni d'un siècle passé ni d'un siècle à venir, juste à côté, on the side. Nous utilisons les mots comme un ornement, puisque nous les aimons. En réalité ils sont inutiles.


Intérieurs. Ne plus avoir peur. Naïve melody.






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Chic ! Je l'ai retrouvé... 30 petites secondes de bonheur absolu, vers 4'27... Enjoy...

 





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