Published by ANNE DENIAU aka ANN RAY

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K comme Kylian, aussi, surtout...

A chacun son Panthéon... J'ai souvent pensé, parfois écrit ces mots.

Dans mon Panthéon se trouve Jiri Kylian, maître absolu de l'épure, de la subtilité, de la pulsation, de la poésie et de la nature humaine. Chorégraphe de génie, je pèse mes mots. 

Voilà ;-) ça c'est fait.


Il y a quelques lunes, Jiri Kylian a créé Kaguyahime, pièce chorégraphique inspirée d'un conte traditionnel japonais d'une éternelle actualité : la venue d'une créature lunaire, supposée apporter la spiritualité dans tout son sens : la beauté, la paix et l'harmonie. Hélas triste constat, en fait d'éveil elle ne suscitera que convoitise, instinct de possession et déchirements. Elle s'en retournera d'où elle vient, à la faveur d'un éblouissement. Ultime ascencion, adieu définitif, à pas lents et décidés.

Je n'ai pas envie d'écrire sur Kaguyahime. C'est une pièce qui contient tout ce que j'aime, voilà tout : la force et la fragilité du langage de Kylian, le songe et la réalité, le corps et l'esprit, les élévations et profondeurs de l'âme, le Japon et son esthétisme.

On l'a décrite comme datée, et c'est vrai, comme Versailles est daté, comme les suites pour Violoncelle de Bach sont datées, comme le cinéma de la Nouvelle Vague est daté, comme le sont les chefs d'oeuvre. Inscrits à un instant donné. Je suis heureuse d'avoir tort : je pense depuis toujours qu'une oeuvre d'art c'est ce qui traverse le temps, et j'aurais conclu trop vite qu'une oeuvre d'art est intemporelle. Certes non. Elle est, simplement, à côté de l'échelle du temps. Datée peut-être, par ses signes, ses codes et ses lumières, mais a-temporelle. Les merveilles sont éternelles. 

Le geste, et la musique. Il faut le souligner, parce que c'est sidérant. Rarement ces deux arts auront été aussi étroitement mêlés, entrelacés, associés. La musique a inspiré l'écriture, la musique habite la danse, les musiciens occupent l'espace, la scène et le regard. Ce n'est que justice, et c'est une belle image, que les musiciens, Japonais et Occidentaux, saluent avec les danseurs. Faire oeuvre commune. Emotion. Encore.

Voilà (bis) ça aussi c'est fait.


Alors quant à montrer des images, il y en a une ou il y en a mille, je me dois d'être arbitraire. Voici 3 lunes, 3 regards, et 7 prétendants. Trois lunes parce que 3 distributions, et chaque artiste apporte à l'oeuvre son histoire et ses traces. Trois regards posés sur les musiciens. Et 7 prétendants parce qu'ils sont 5, mais bien davantage, toujours le jeu des distributions... Quelques instants de la pièce dans une foultitude, pardon...

Et comme il faut aussi s'amuser, je programme la diffusion de cet article pour 19h30 le 8 juillet, moment exact où je reverrai Kaguyahime pour la Xième fois avec un plaisir entier, et non dissimulé. Peut-être aussi parce que la lune m'apaise et m'inspire ces temps-ci, je m'y perds, je m'y retrouve, je m'y repose.

Voilà (ter). Rideau.


&...

Enjoy ! 



 

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Par ordre d'apparition : Agnès Letestu, Marie-Agnès Gillot & Alice Renavand 

 

 

 

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Par ordre d'apparition : Stéphane Bullion, Mathias Heymann, Adrien Couvez, Christophe Duquenne, Florian Magnenet, Julien Meyzindi & Alessio Carbone.

Toutes images ©Anne Deniau 2010 

 

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Comment on this post

aléna 07/13/2010 11:17


beauté.