24 VIII 2010
L'obscurité suspend tout. Il n'y a rien qui puisse, dans l'obscurité, devenir vrai.
Alessandro Baricco, "Océan, mer."
[....] un regard qui ne prend pas mais qui reçoit, dans le silence le plus absolu de l'esprit [....]
Alessandro Baricco, "Océan, mer."
C'était ça l'important. Une sensation merveilleuse. Quand le destin finalement s'entrouvre, et devient chemin visible, trace indéniable, et direction certaine. Le temps interminable de l'approche. Ce moment où l'on accoste. On voudrait qu'il ne finisse jamais. Le geste de s'en remettre au destin. C'est une émotion, ça. Plus de dilemmes, plus de mensonges. Savoir où. Et y aller. Quel qu'il soit, ce destin.
Alessandro Baricco, "Océan, mer."

[...] combien ce serait beau si, pour chaque mer qui nous attend, il y avait un fleuve pour nous. Et quelqu'un - un père, un amour, quelqu'un - capable de nous prendre par la main et de trouver ce fleuve - l'imaginer, l'inventer - et nous poser dans son courant, avec la légèreté de ce seul mot, adieu.
Alessandro Baricco, "Océan, mer."
[...] la mer est sans routes, la mer est sans explications.
Alessandro Baricco, "Océan, mer."
On croit que c'est autre chose qui sauve les gens : le devoir, l'honnêteté, être bon, être juste. Non. Ce sont les désirs qui vous sauvent. Ils sont la seule chose vraie.
Alessandro Baricco, "Océan, mer."
S'il y a, dans le monde, un endroit où tu peux penser que tu n'es rien, cet endroit, c'est ici. Ce n'est plus la terre, et ce n'est pas encore la mer. Ce n'est pas une vie fausse, et ce n'est pas une vie vraie. C'est du temps. Du temps qui passe. Rien d'autre.
- Quelquefois je me demande ce que nous sommes en train d'attendre.
- (Silence...)
Qu'il soit trop tard, madame.
Alessandro Baricco, "Océan, mer."

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