ANNE DENIAU aka ANN RAY - from Z to A

29 janvier 2010. Un homme dépossédé de lui même. Au service de la Musique. Un transmetteur, un alchimiste, un élu. Arrière-scène. (Choisie, et non subie). Au milieu, juste en face. Je ne pouvais pas le quitter des yeux. Il dirigeait à mains nues. Au départ, les mains étaient jointes, elles se sont écartées lentement. Ses yeux allaient n'importe où, non, pas n'importe où : le regard vers l'intérieur. Ce sont les mains qui parlent, elles ont leur vie propre. Fascinant. Et puis... cette image, obsédante, qui n'existe pas : Une forêt de feuilles blanches. Les pages blanches des partitions. Gergiev, debout, animé, habité, dans son habit noir, avec devant lui un pupitre noir. Sans partition. Le gouffre vertigineux de la 6ème symphonie de Tchaïkovsky. "Connaître par coeur"... Oui. Je ne pouvais pas photographier, je ne m'en donnais pas le droit. Je suis demeurée immobile. Après, il y a uniquement des semblants de traces de ça. Parce qu'il y eu tout, et puis rien.
тысяча благодарностей.
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En attendant la diffusion de ce concert inouï, en video prochaînement sur le site de Pleyel, vous pouvez écouter/regarder ça :
Sam 30 jan 2010
2 commentaires
Je l'ai vu en début de saison avec le LSO, dans Debussy... Je n'avais encore jamais été clouée de la sorte à un fauteuil!! Une tempête! - bon, c'était la Mer de Debussy - Un ouragan ! je ne saurais
dire, je n'avais jamais "vu" ça! L'impression d'entendre un orchestre pour la première fois de ma vie!
aléna - le 31/01/2010 à 17h05
Oui, c'est exactement ça... ;-)
Anne D. - le 31/01/2010 à 18h28